"Rares sont les Gitans qui acceptent d'être tenus pour pauvres, et nombreux
pourtant ceux qui le sont. Ainsi en allait-il des fils de la vieille Angéline.
Ils ne possédaient que leur caravane et leur sang. Mais c'était un sang jeune
qui flambait sous la peau, un flux pourpre de vitalité qui avait séduit des
femmes et engendré sans compter. Aussi, comme leur mère qui avait connu le temps
des chevaux et des roulottes, ils auraient craché par terre à l'idée d'être
plaints."
A. F.