Ce roman s’inspire d’une histoire vraie.
Un soir de mars 1944 en Caroline du Sud, État ségrégationniste alors sous
l’emprise du Ku Klux Klan, deux petites filles blanches prennent leur vélo pour
aller cueillir des maypops, une variété de passiflore aux couleurs éclatantes.
On retrouvera leurs corps sans vie dans un marécage d’eau croupie.
Georges Stinney Jr., un jeune Noir de quatorze ans, a eu le malheur d’être le
dernier à leur adresser la parole. Le garçon est accusé, condamné sans preuves
après un simulacre de procès et exécuté deux mois plus tard sur la chaise
électrique. Soixante-dix ans après, le procès sera réouvert.
Didier Decoin, que les faits divers ont toujours inspiré, nous emmène à la suite
de la juge Lucy Mc Gillish, chargée d’étudier la révision éventuelle du
jugement, et de son greffier noir, Goliath, dans la ville d’Alcolu où l’odeur
des marais prend à la gorge.
Qui a tué les deux innocentes fillettes ? Qui avait intérêt à juger en toute
hâte l’enfant d’une famille pauvre ?
Voluptueuse et imagée, la langue du romancier nous transporte du paradis des
maypops à l’enfer du petit George.