Sigisbée : chevalier servant d’une dame, choisi par son mari, qui s’engage à
l’assister et à l’accompagner en toutes circonstances, palliant ainsi les
absences, ou parfois l’indifférence, de celui-ci. La pratique est courante dans
l’Italie du xviiie siècle.
Venise n’est que splendeurs et fêtes pour la belle Caterina Querini. Peut-être
parce qu’elle est doublement amoureuse : de son époux et du jeune Français que
celui-ci lui a choisi pour sigisbée. De ce trio amoureux est née une fille,
Giulia. Le jour où la fillette est enlevée par l’un de ses deux pères, Caterina
voit son monde s’effondrer.
Quinze ans plus tard, Caterina, recluse dans un couvent, écrit à son ami Henri
Beyle – jeune écrivain qui ne signe pas encore Stendhal – pour le charger de
retrouver Giulia.
En inventant une ascendance romanesque à Giulia, le dernier amour de Stendhal,
Mathilde Desaché dépoussière avec beaucoup d’esprit le roman épistolaire.