Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses
yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d'une couleur
insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la
fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où
l'allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où
l'étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis
et minuscule, un basculement d'une seconde à peine. Ça raconte Sarah, de
symbole : S.